À table! 4 nouvelles sur la nourriture
Le début de l’année a été marqué par plusieurs nouvelles concernant la nourriture. Je t’ai donc cuisiné un article 4 services pour en faire le tour. Au menu: un lait différent, un guide alimentaire critiqué, la fin des publicités sur la malbouffe et une loupe nutritionnelle!
Un peu de soleil dans… ton lait?
Depuis le 1er janvier, le lait vendu en épicerie au Canada contient plus de vitamine D. C’est une molécule que notre peau produit naturellement au contact du soleil et qui aide à avoir des os et des dents solides. Mais l’hiver, il y a moins de soleil… Résultat: notre corps produit moins de vitamine D! C’est pour cette raison que Santé Canada a décidé d’enrichir le lait en vitamine D.
Alors… les vaches passent plus de temps au soleil?
Meûûûh non, la vitamine est ajoutée au lait après la traite! Peut-être que, comme moi, tu n’avais pas remarqué de différence? C’est parce que ça ne change rien au goût.
À lui seul, par contre, le lait ne suffit pas. C’est important de jouer dehors et de profiter des rayons de soleil quand il y en a!
Un guide alimentaire qui laisse un drôle de goût
Le 7 janvier, le responsable de la Santé au gouvernement des États-Unis, Robert Kennedy Jr., a présenté le nouveau guide alimentaire américain. Désormais, le guide recommande de manger plus de viande rouge et de protéines animales. Au Québec, plusieurs experts de la nutrition étaient surpris. C’est parce que ces directives ne sont pas en accord avec les nôtres!
En fait, depuis plusieurs années, l’Organisation mondiale de la Santé recommande de diminuer notre consommation de viande rouge. Pourquoi? D’abord, c’est une question de santé: plusieurs études démontrent que manger trop de viande rouge augmente le risque de développer des maladies du cœur, entre autres. Ensuite, c’est pour protéger l’environnement, parce que les grosses fermes d’élevage d’animaux créent beaucoup de pollution.
C’est ce qui fait dire à plusieurs experts que le nouveau guide alimentaire américain va à l’encontre de ce que dit la science. En plus, il ne souligne pas l’importance d’inclure des aliments durables, comme les lentilles, les pois chiches, l’avoine et les aliments locaux. Pour eux, ces recommandations laissent à… mijoter.
Des publicités qui ne feront plus saliver
Depuis le 5 janvier, au Royaume-Uni, la publicité vantant la malbouffe est interdite à la télé avant 21h. Ça inclut les pizzas, boissons gazeuses, crèmes glacées, biscuits, céréales et produits surgelés… Et sur le Web, la publicité de ces aliments considérés moins sains est maintenant interdite en tout temps. Oui, tout le temps! Mais pourquoi?
C’est parce que 36% des enfants qui sortent de l’école primaire au Royaume-Uni sont en surpoids, selon le gouvernement. Les enfants consultent aussi beaucoup trop pour des caries. L’idée est donc d’améliorer la santé des jeunes, et de forcer les compagnies alimentaires à ajuster leurs recettes pour proposer des aliments plus sains.
Le Royaume-Uni suit les pas de la Norvège, qui interdit ces publicités depuis l’an dernier. Au Canada, plusieurs projets de loi similaires ont été proposés, sans jamais porter fruit.
Une loupe pour voir clair dans son assiette
Tu l’as peut-être toi-même remarqué: une nouvelle image de Santé Canada a fait son apparition sur tout plein d’emballages. Elle est rectangulaire, noire et blanche, avec une grosse icône de loupe. C’est la loupe nutritionnelle, qui est là pour identifier les aliments trop élevés en gras saturé, en sel ou en sucre. Tu peux la trouver sur des boîtes de céréales, de barres tendres, des jus ou des sacs de chips… La liste est longue!
Avec ce symbole, Santé Canada veut aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés.
Ouf! Il s’en est passé des choses du côté de l’alimentation dans les deux dernières semaines! Je ne sais pas pour toi, mais… tout ça m’a donné faim! Vite, une collation santé!
Et toi, penses-tu que le Canada devrait aussi interdire la publicité d’aliments moins sains?
Source: La Presse, Radio-Canada, Le Monde
