Les plages de Nouvelle‑Écosse envahies par… des élastiques à homard 🦞
Depuis le début de l’année 2026, plus de 82 000 élastiques à homard ont été ramassés sur des plages de la Nouvelle-Écosse. Oui, tu as bien lu: 82 000! Mais d’où viennent-ils? Et pourquoi se retrouvent-ils sur le sable? Pour comprendre, j’ai parlé avec Angela Riley, du groupe Scotian Shores, qui organise des nettoyages de plages. Voici ce que j’ai appris!
Des élastiques à la mer!
En Nouvelle-Écosse, la mer grouille de homards, et la pêche au homard est l’une des plus grandes sources d’argent de la province. Des bateaux partent chaque jour pour en pêcher. Les homards sont ensuite envoyés dans des usines où ils sont préparés à être vendus et mangés.
Pour éviter qu’ils se blessent ou qu’ils pincent quelqu’un, les pêcheurs glissent de petits élastiques autour de leurs pinces. Mais une fois rendus à l’usine, ces élastiques sont retirés. Selon Angela, c’est là que le problème commence.
«Plusieurs personnes croient que les élastiques échoués sur les plages proviennent des bateaux de pêche», explique-t-elle. «Mais en réalité, une grande partie vient des usines de transformation».
Ces usines retirent les élastiques des pinces des homards. Ensuite, dans certains cas, les déchets sont rejetés dans l’océan. Il n’y a pas toujours de système pour les filtrer. Résultat? Les élastiques flottent… puis se retrouvent sur les plages.
Ici, tu peux voir une partie de l’équipe de Scotian Shores. De gauche à droite : Angela Riley, Eddie Simmons, Angela Melnychuk, Peggy Salsman, Maddison MacDonald, Kristen Hawbold. Le garçon au centre est le fils d’Angela, Archie!
Une autre partie du problème : plusieurs personnes pensent que ces élastiques sont biodégradables. «C’est une vieille croyance», corrige Angela. «En réalité, ils peuvent prendre entre 10 et 15 ans à se dégrader dans la nature».
Et lorsqu’ils se décomposent, ils ne disparaissent pas vraiment. Ils se brisent en minuscules morceaux, des microplastiques. Ces petites particules sont toxiques pour les animaux marins et endommagent l’écosystème. «On a aussi vu des photos de canards avec des élastiques autour du bec», ajoute Angela.
Des bénévoles ont rassemblé des déchets trouvés sur la plage pour former un grand poisson.
Que faire?
Pour l’instant, il existe très peu de règles claires pour empêcher les usines de rejeter ces déchets. C’est pour cette raison que des groupes comme Scotian Shores organisent des corvées pour ramasser et compter les élastiques.
En collectant ces informations, ils peuvent montrer l’ampleur du problème et faire pression sur le gouvernement pour qu’il établisse des règles claires. Ces réglementations pourraient, par exemple, obliger les usines et les pêcheurs à ne pas jeter les élastiques dans l’océan, prévoir des inspections régulières, ou donner des amendes à ceux qui n’écoutent pas.
«On se voit comme une communauté de justiciers de l’océan», dit-elle. «Nous pouvons avoir un vrai impact. Seul, on n’est qu’une goutte, mais tous ensemble, on forme la mer».
Et toi, as-tu déjà ramassé des déchets dans la nature? C’était où? Raconte-moi!
