On a parlé avec Enola Bédard, la Québécoise qui a dansé avec Shakira!
Dimanche, c’était la finale de la Coupe du monde. Et pour la première fois de son histoire, on a pu assister à un spectacle à la mi-temps. De grandes vedettes de la musique, comme Justin Bieber et BTS, nous en ont mis plein la vue. Et bien sûr, Shakira a chanté Dai Dai, la chanson thème de la compétition. Elle était entourée de danseurs de partout dans le monde, dont la Québécoise Enola Bédard. Comment s’est-elle rendue là? La danseuse de 25 ans a répondu à mes questions!
Enola, raconte-moi comment tu t’es retrouvée à danser avec Shakira dimanche.
Je publie souvent des vidéos sur les réseaux sociaux, juste pour rester créative et pour le plaisir. Le lendemain de la sortie de Dai Dai, je me suis filmée en train de danser sur la chanson avec un groupe de 11 filles. Shakira l’a partagée et nous a toutes invitées à danser avec elle à la finale.
Un Québécois derrière la chanson Dai Dai
Le savais-tu? C’est un Montréalais qui a composé le thème de la coupe du monde 2026! Agathe te le présente ici!
Comment as-tu réagi?
J’ai paniqué! Je ne savais pas si c’était une invitation officielle. J’étais super contente, mais comme je n’avais plus de nouvelles, je me suis demandé si ça allait vraiment arriver. Finalement, son équipe a mis environ deux mois avant de nous écrire pour nous inviter officiellement!
Comment se sont passés les jours avant le spectacle?
On est arrivées à New York (la ville où a eu lieu la finale) une semaine à l’avance. Les répétitions ont commencé dès le lendemain. On en a eu tous les jours. On a rencontré Shakira dès la première journée! Ce qui est impressionnant chez elle, c’est qu’elle est super impliquée! Elle participe à la création des chorégraphies, à la musique, aux éclairages, aux vidéos. Ça m’a beaucoup inspirée parce que je fonctionne un peu comme ça, moi aussi. Je me reconnaissais beaucoup en elle.
Cette semaine de travail, c’était une belle expérience?
Oui. J’aime qu’on puisse compter sur moi, alors, pendant les répétitions, j’aidais tout le monde: les danseurs, les techniciens, les costumiers. J’avais appris toute la chorégraphie, même les parties que je ne devais pas faire. Et la veille du spectacle, on m’a justement ajouté de nouveaux segments.
Shakira, Enola et une partie de la troupe de danseurs dans les coulisses avant le spectacle.
Finalement, le grand jour est arrivé. Raconte-moi ta journée de dimanche!
C’était complètement fou! On était dans la même loge que plusieurs artistes. J’ai croisé Justin Bieber, sa femme, Hailey Bieber, l’acteur Tom Cruise, Post Malone, Burna Boy, des membres de BTS, Nicole des Pussycat Dolls. Ce qui m’a frappée, c’est à quel point tout le monde était simple, accessible. J’avais l’impression de vivre un rêve!
Comment t’es-tu sentie pendant la performance?
Je fais quand même beaucoup de spectacles, alors je savais que ça allait passer très vite. Quand je suis entrée dans le stade, j’ai pris un moment pour regarder autour de moi et entendre la foule de 82 000 personnes. Je voulais vraiment savourer le moment. Après, tout s’est accéléré. J’avais mon travail à faire, mes déplacements à respecter, mes positions à prendre.
Dans cette vidéo 👇 tu peux voir Enola en action lors de la finale de la Coupe du monde. Tu n'as qu'à suivre la petite flèche rouge!
Quel a été ton moment «wow» de toute cette aventure?
Quand la performance s’est terminée et que je me suis dit: «Je l’ai fait!» Pendant des mois, j’ai écrit sur des petits papiers: «Je vais danser avec Shakira», même quand ce n’était pas encore confirmé. Après le spectacle, je me suis dit que les rêves peuvent vraiment devenir réalité quand on travaille fort et qu’on continue d’y croire.
Quand tu avais l’âge des lecteurs des As, te voyais-tu faire ce métier?
Ce qui me passionnait, c’était la danse, le chant et le jeu. Quand j’ai commencé à danser sérieusement, j’ai compris que c’était ça que je voulais faire. J’ai suivi des cours à Los Angeles, j’ai participé à Révolution et j’ai publié énormément de vidéos sur les réseaux sociaux. Tout est parti de là. Mon conseil: ton parcours t’appartient. Même s’il est différent ou plus long que celui des autres, ce n’est pas grave. Tout est possible quand on met les efforts nécessaires.
As-tu une passion? Aimerais-tu un jour en faire ton métier? Raconte!
