Un poney au palais de justice… et plein de questions!
Un petit poney a récemment fait parler de lui…au palais de justice de Montréal! Pourquoi? Parce que son propriétaire voulait que l’animal l’accompagne à son procès. Il affirmait que c'était son poney d'assistance, et que sa présence le rassurait. Mais le juge a refusé que la bête entre dans la salle.
Cette histoire m’a amenée à me poser une question: un cheval peut-il vraiment aider un humain à se sentir mieux? J’en ai discuté avec Dany Champagne, une instructrice qui fait de la thérapie avec des chevaux. Je t’explique ce que j’ai appris!
Cheval, poney ou poulain? 🐴
Le cheval et le poney font tous les deux partie de la même famille: celle des équidés. La différence? Le poney est plus petit et est plus court sur pattes. Le poulain, lui, est simplement un jeune cheval ou un jeune poney!
Un animal pour aider
Au palais de justice, ce que le propriétaire du poney voulait, c’est que son compagnon à quatre pattes l’accompagne en tant qu’animal d’assistance. Un animal d’assistance est entraîné pour aider une personne qui a un handicap physique ou des besoins particuliers dans sa vie de tous les jours.
Il peut, par exemple, aider une personne à se déplacer, à accomplir certaines tâches ou lui procurer un sentiment de sécurité.
Ici, tu peux voir un chien d’assistance à bord d’un transport en commun. Souvent, on les reconnaît à leur dossard spécial.
Au Canada, les chiens sont les seuls animaux officiellement reconnus comme animaux d’assistance. Les chevaux ne le sont pas encore.
C’est, entre autres, à cause de leur taille. Imagine devoir faire monter un poney dans l’autobus, l’emmener à l’épicerie ou lui trouver une place au restaurant!
Mais alors, est-ce qu’un cheval peut quand même aider une personne? Oui! C’est justement ce que j’ai découvert en parlant avec Dany Champagne.
Un cheval comme partenaire
Dany a fondé le centre Chev’Allié, en Beauce. Elle y pratique l’équitation thérapeutique, principalement auprès des jeunes. Le principe est simple: on utilise le cheval pour aider une personne à atteindre certains objectifs.
Il peut s’agir d’améliorer sa confiance en soi ou sa capacité à entrer en contact avec les autres.
«On va se servir du cheval pour motiver les gens à progresser», explique Dany.
Par exemple, lorsqu’une personne réussit à faire avancer le cheval, à le diriger ou à l’arrêter, elle peut ressentir de la fierté.
«Il y a des choses que les gens croient qu’ils ne sont pas capables de faire, puis, en travaillant avec le cheval, ils découvrent qu’ils peuvent y arriver», raconte Dany.
Le cheval peut aussi aider à travailler le corps. Lorsqu’on monte sur son dos, les mouvements de l’animal font pratiquer certains muscles et peuvent aider une personne à améliorer sa posture, par exemple.
Un câlin qui en dit long
Dany m’a raconté l’histoire d’un garçon autiste de 7 ans qui avait beaucoup de difficulté à gérer ses émotions. Il communiquait très peu et était hypersensible au toucher.
Le cheval lui a permis d’apprivoiser le contact et de développer un lien avec un être vivant. Avec lui, le garçon pouvait avancer à son rythme, sans avoir à communiquer directement avec un adulte.
Après quelques mois, il était capable de toucher le cheval et même de lui faire des câlins.
Puis, un jour, il a réussi à serrer sa mère dans ses bras et à lui dire qu’il l’aimait.
«Sa mère m’a dit que c’était le plus beau cadeau qu’elle avait reçu de sa vie», se souvient Dany.
Et toi, as-tu déjà remarqué qu’un animal pouvait t’aider à te sentir mieux? Raconte-nous comment en commentaire!
