Affaire Rozon: Un groupe de femmes gagne un important procès
Gilbert Rozon, un homme d'affaires québécois très connu, qui a créé le festival d’humour Juste pour rire, a été condamné ce matin dans son procès civil. Il devra verser près de 900 000$ à huit femmes. Elles l’accusaient de les avoir agressées il y a plusieurs années. On te résume cette histoire.
Un procès civil, c’est quoi?
Pour commencer, il est important de comprendre qu'il s'agit ici d'un procès civil, et pas criminel.
Dans un procès criminel, si une personne fait du mal à une autre personne, le gouvernement peut l’accuser d’avoir enfreint la loi. Si cette personne est reconnue coupable, elle peut se retrouver en prison, selon la gravité du crime.
Dans un procès civil, c’est la victime (et non le gouvernement) qui poursuit la personne pour obtenir une compensation en argent. La prison n’est pas une option.
Puisque, dans ce cas-ci, il s’agissait d’un procès civil, Gilbert Rozon ne se retrouvera pas derrière les barreaux.
Gilbert Rozon
Les Courageuses contre Gilbert Rozon
Dans cette histoire, neuf femmes, surnommées Les Courageuses, accusaient Gilbert Rozon de les avoir agressées sexuellement. Les agressions ont eu lieu entre 1980 et 2004, alors qu’elles avaient entre 15 et 35 ans. Elles demandaient 14 millions de dollars en compensation. De son côté, Gilbert Rozon a toujours clamé son innocence.
On a beaucoup parlé de ce procès dans les médias. D’une part, parce que Gilbert Rozon est bien connu, mais aussi parce que ce n’était pas la première fois que des femmes l’accusaient d’agression. Il n’avait pas été reconnu coupable dans le passé.
La décision était attendue depuis 6 mois. Finalement, la juge Tremblay a rendu sa décision mardi matin. Dans son jugement, qui fait plus de 450 pages, elle explique qu’elle a cru les versions de huit des neuf plaignantes. La juge a reproché à Gilbert Rozon un «manque d’honnêteté et de sincérité».
Une victoire pour les femmes
Ce jugement est accueilli comme une victoire pour les femmes et la société, car il donne raison aux victimes.
«C'est un immense gain pour notre collectivité et surtout pour les femmes», a déclaré Anne-Marie Charette, une des victimes.
Le groupe s’appelle les Courageuses. Toi, peux-tu me raconter une situation où tu as fait preuve de courage?
