Les As aux JO! Jour 2: Milan, ville olympique
Ciao les As!
Ce que j’aime le plus quand j’arrive dans une nouvelle ville, c’est écouter battre son cœur. Je veux dire: observer les mouvements des gens qui y habitent, leurs habitudes, leurs humeurs, et m’informer sur ce qui se passe et qui échappe à mes yeux.
Ce matin, je me suis donc assis dans un café de Milan avec un journal, La Repubblica. Je ne parle pas vraiment italien, mais je me débrouille quand même pour comprendre ce qui est écrit, avec l’aide d’une application de traduction sur mon téléphone. Surprenamment, on n’y parlait pas tant que ça des Jeux olympiques, même si les athlètes italiens ont déjà battu le record du nombre de médailles récoltées par leur pays à des Jeux d’hiver.
Parmi les quelques articles olympiques, il y en avait un où l’on s’inquiétait que le président américain Donald Trump débarque à Milan dimanche pour assister à la finale de hockey masculin, si l’équipe de son pays y participe. C’est que quand un président américain arrive quelque part, ça perturbe tout! Il y a tellement de mesures de sécurité que ça devient compliqué pour la population de se déplacer.
À la table d’à côté, une Italienne d’environ 8 ou 9 ans parlait du match de hockey que l’Italie a perdu contre la Suisse la veille. Mais je n’ai pas trop compris si cela la rendait triste, ou si elle avait simplement apprécié le regarder.
J’ai ensuite pris un autobus extrêmement bondé pour me rendre au village olympique. C’était l’heure de pointe du matin. La ville était belle dans le visage de chacun des passagers, chacune des passagères, dont j’essayais de deviner l’histoire et la destination.
Ce qu’on appelle le «village olympique», c’est en fait un gros édifice flambant neuf où logent les athlètes. Plusieurs d’entre eux ont accroché le drapeau de leur pays à leur fenêtre, ce qui fait une belle décoration. Après les Jeux, l’édifice deviendra une résidence pour étudiants et étudiantes.
Comme je m’en doutais, je n’ai pas pu y entrer, puisqu’il faut faire partie d’une délégation pour y avoir accès. Mais en flânant juste à côté, j’ai fait la rencontre de Piero. Avec son chandail d’Équipe Canada et sa casquette des Expos de Montréal, il était facile de deviner d’où il venait!
Piero m’a raconté que quand il avait 11 ans, a vécu ses premiers Jeux olympiques… dans sa propre ville! C’était en 1976, et Montréal accueillait les Jeux d’été. Il a alors pu assister à des combats de boxe et des épreuves d’athlétisme. Un moment magique!
Depuis, il en a connu d’autres. Ceux de Milan-Cortina sont ses quatrièmes Jeux en tant que spectateur! Piero est surtout venu voir des matchs de hockey, son sport préféré, mais hier, il était dans les gradins de l’anneau de glace quand l’équipe féminine de patinage de vitesse sur longue piste a remporté la médaille d’or!
Dans les rues de Milan ces jours-ci, il y a beaucoup de touristes olympiques qui, comme Piero, portent les couleurs de leur pays. Des gens de partout dans le monde, venus encourager une amie, un fils ou simplement les athlètes de leurs pays.
Pour encore quelques jours, Milan est une ville olympique et internationale. Mais le bon cappuccino que je prends le matin en écoutant les conversations autour me rappellent que Milan, c’est avant tout une ville italienne!
Au moment où je vous écris ces lignes, je me prépare à aller assister pour la première fois à une compétition olympique. La fébrilité est à son comble! Je vous en reparle très bientôt!
As-tu des questions à propos des Jeux olympiques, du patinage de vitesse ou de l’Italie pour Frédérick? Écris-les dans les commentaires! Il tentera de te répondre entre une remise de médailles et un cappuccino!
