ENCORE des tarifs!?
C’est reparti. Depuis samedi, les États-Unis appliquent de nouveaux tarifs sur des centaines de produits canadiens. Le premier ministre canadien, Mark Carney, a promis de répliquer avec d’autres tarifs. Tout ça crée beaucoup d’incertitude des deux côtés de la frontière. Je t’explique.
C’est quoi, des tarifs?
C’est un montant d’argent supplémentaire qu’une entreprise doit payer quand elle achète un produit qui vient d’un autre pays. En gros: les produits étrangers coûtent plus cher. Le but de Donald Trump, en imposant des tarifs au Canada, est que les Américains choisissent des produits faits aux États-Unis, donc moins chers, ce qui est bon pour l’économie de son pays.
Reculons en juillet. Le président Trump annonce l’arrivée de nouveaux tarifs sur les produits canadiens. Il déclare qu’à partir du 19 août, il imposera des frais de 50% sur des centaines de produits faits ici et vendus aux États-Unis, comme le vin, les bâtons de hockey et les meubles.
Évidemment, ça ne fait pas l’affaire du Canada. Alors, pendant plusieurs semaines, des négociateurs canadiens essaient de convaincre le président et son équipe de ne pas aller de l’avant avec cette nouvelle taxe. Le 18 août, il y a une lueur d’espoir: on annonce que les tarifs sont reportés de 3 jours. Les deux pays seraient sur le point de s’entendre.
Mais tard en soirée le 21 août, le Canada déclare qu’il arrête de négocier et qu’il ne signera pas d’entente. Pourquoi? Des demandes de dernière minute de la part des États-Unis sont jugées inacceptables.
Les tarifs sont donc entrés en vigueur le 22 août.
«Maîtres chez nous!»
Samedi matin, Mark Carney s’est adressé aux Canadiens. Il a expliqué pourquoi le Canada avait arrêté de négocier. Les États-Unis auraient voulu, entre autres, limiter la liberté du Canada de signer des accords avec d’autres pays. Ils auraient aussi demandé d’assouplir les lois qui protègent la langue française au Canada.
«Nous n’étions pas prêts à faire de compromis sur notre souveraineté, la protection de la langue française et notre culture», a dit Mark Carney samedi.
Le premier ministre a dit que le Canada allait à son tour mettre en place des tarifs sur les produits américains. Ces nouvelles taxes entreront en vigueur le 8 septembre.
Pour atténuer les effets des tarifs sur les Canadiens, des mesures d’aide ont aussi été annoncées. Par exemple, le gouvernement du Québec prêtera des sous aux entreprises touchées.
Pourquoi parle-t-on de «guerre commerciale» avec les États-Unis?
Ce sont des mots très souvent utilisés dans les médias pour parler de cette situation. Ne t’inquiète pas: c’est une image. Il n’y a pas de véritable guerre, avec des soldats, entre les États-Unis et le Canada.
Mais il y a un affrontement entre les deux pays. Et ce sont les tarifs qui servent «d’armes». Ce sont des mesures qui visent à affecter l’économie de l’adversaire, dans le but de le faire plier. Les États-Unis les mettent en place et le Canada riposte.
Même si ce n’est pas une vraie guerre, il y a des «victimes». Ce sont les consommateurs qui paient de plus en plus cher leurs produits, les entreprises des deux côtés de la frontière qui perdent des clients et des travailleurs qui perdent leur emploi.
Est-ce que tu crois que les citoyens peuvent jouer un rôle dans cette «guerre commerciale»? Par exemple, en n’achetant plus de produits qui viennent des États-Unis? Est-ce que c’est efficace, selon toi?
SOURCES: La Presse, Radio-Canada
